SOUTENONS LES PRÊTRES DU MONDE ENTIER!

26/02/2010


Rencontre

Si les vocations sont de plus en plus rares aujourd’hui en Belgique, ailleurs dans le monde nous assistons à de nouveaux printemps : en Inde, en Chine, en Ukraine, au Brésil et à Madagascar par exemple.

Des boursiers soutenus par l’AED et venant des quatre coins du monde étudient dans les Universités et Hautes Écoles de Belgique. Ils étaient tous conviés à l'Abbaye du Parc d' Heverlee ce jeudi 25 février pour une rencontre chaleureuse avec l’équipe de l’Aide à l’Église en Détresse. Étaient aussi présents le Père Benoît Malvaux, directeur de Lumen Vitae (Haute École d’études pastorales et sciences religieuses à Bruxelles), Peter Rettig, responsable de la section des bourses auprès de l’AED/International, le Père Gereon Van Boesschoten, président de l’AED/Belgique et le Père Dirk de Gendt,Mass students.JPG Doyen de Louvain et Vice-président de l’AED/Belgique. Une Eucharistie a été célébrée dans un double esprit : la bénédiction d’être tous réunis autour du Seigneur et le merci aux bienfaiteurs qui permettent à ces étudiants de se former avant de rentrer dans leurs diocèses, couvents et monastères. Un moment particulièrement émouvant fut la prononciation du Notre-Père dans la langue respective de chacun.

A côté des étudiants boursiers à l’étranger, d’autres prêtres et séminaristes sont soutenus directement dans leurs diocèses, notamment grâce aux intentions de messe. C’est ainsi que, chaque année, l’AED soutient un séminariste sur huit dans le monde !

Tout cela n’est possible que grâce à votre aide !


students LV.JPGA chacun son histoire, à chacun une réalité différente. Celui-ci est issu de l’Église clandestine de Chine et celui-là est appelé à devenir évêque ou professeur d’université pour l’Église florissante du Kerala. Celle-ci se forme à la pastorale des familles et voile son intelligence par une tendre humilité. Un autre va rejoindre un diocèse grand comme la Belgique, perdu dans les forêts de l’Afrique des grands lacs. Un autre encore fait de la première évangélisation en vélo dans le nord de l’Inde. Celui-ci ne peut pas nous parler de son pays publiquement, par crainte de ne jamais pouvoir y retourner. Celui-là est l’espoir naissant d’une église d’à peine 50 ans…

Leurs paroles nous content la Foi dans ce qu’elle a de plus éblouissant et de plus noble. Elles nous parlent de la vitalité de leur Église. Elles pleurent les souffrances, les abandons, les menaces. Elles disent merci pour le soutien que nous leur apportons. Voici quelques uns de leurs témoignages :

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« De ma pauvreté, je peux approfondir ma foi. Si la pauvreté a été un motif de choix religieux, cela ne veut pas dire que mon choix religieux est pauvre. Tout le monde a un motif immédiat qui l’amène à une découverte. Ceci dit, on peut avoir une pauvreté matérielle, intellectuelle, sociale. C’est là où on est pauvre que Dieu veut nous rencontrer et nous élever. »

« L’Église a un rôle politique à jouer car le gouvernement actuel en Inde est un gouvernement antichrétien. L’Église doit lutter pour sa survie et le respect de ses fidèles. »

« Je trouve incroyable que des gens donnent pour quelqu’un qu’ils ne connaissent pas. J’espère que nous nous reverrons dans le royaume de Dieu, que je pourrai leur dire que c’était moi et que je les remercie pour ce qu’ils ont fait. »

« Si j’ai l’occasion de rencontrer un bienfaiteur, je le remercierai personnellement, et je lui embrasserai les mains. »

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A l’issue de la journée, le Père André Ralaimija, un étudiant tout juste arrivé de Madagascar, me tend un morceau de papier. Dessus, il a écrit un témoignage qu’il souhaite voir partagé avec les bienfaiteurs :

« J’ai été ordonné le 14 août 1994. Depuis mon ordination sacerdotale, j’ai travaillé dans beaucoup de paroisses rurales. Je suis vraiment content de partager ici un peu de notre vie diocésaine à Fianarantsoa. Actuellement, en 2010, nous sommes au nombre de 64 prêtres diocésains et 4 diacres qui se préparent à la prêtrise et prononceront leurs vœux cette année. Nous avons aussi beaucoup de congrégations religieuses masculines qui collaborent à la propagation de la Foi Catholique.

Notre pays est assez riche. Ce sont les gouvernements politiques qui le rendent pauvre. Alors, notre peuple a besoin de prêtres. Ils sont acceptés, écoutés par les gens. Ils les aident dans leur vie de tous les jours, cherchent des solutions de développement. Notre Église locale occupe une place importante dans la vie de la société. C’est pourquoi nous avons besoin de prêtres bien formés à l’extérieur, comme ici, en Europe. Cela nous aidera à valoriser nos potentialités, à faire évoluer la condition des personnes.

Merci à l’Aide à l’Église en Détresse et à ses bienfaiteurs pour leur aide indéfectible. »


ML

 

 

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Le Père André Ralaimija, en compagnie de Peter Rettig et de la statue du Père Werenfried (© aed)