14/09/2009
Le nouvel évêque du diocèse de Rourkela, dans l’État d’Orissa (Inde), émet beaucoup d’espoir. Malgré les persécutions envers les Chrétiens en Orissa, il voit la profondeur de la croyance des jeunes, signe de bonne espérance pour le futur. En visite dans nos bureaux dernièrement, il nous disait ceci : “Des cendres des églises incendiées, renaîtront de nouvelles églises et une foi encore plus forte”.
Violence
Bien que les troubles de l’année dernière n’aient pas directement touché son diocèse, Mgr. John Barwa, en tant que président des organisations de jeunesse de son état – et bientôt de l'ensemble de l'Inde – est bien conscient des difficultés. Dans le diocèse de Rourkela, suite à des rumeurs affirmant la présence de fauteurs de troubles infiltrés, de nombreux croyants se sont réunis pour veiller jour et nuit sur les églises, les bâtiments religieux et les presbytères. Cela a duré deux mois, sans qu’aucune compensation ne soit demandée.
Racines belges
L’Église de Rourkela a des racines belges. Elle a été fondée il y a exactement 100 ans par des jésuites flamands. C’est pourquoi Mgr Barwa souhaite renforcer les liens avec le bureau belge de l’Aide à l’Église en Détresse. Tout a commencé à l’initiative de 4 chrétiens belges ; c’est aujourd’hui devenu une communauté comptant quelques 250.000 catholiques…
Pourtant, l'Église de Rourkela a encore quelques défis majeurs devant elle. L'évêque en mentionne trois. Les tribus indigènes dans son diocèse, et d’ailleurs partout en Inde, sont laissées à leur triste sort par le gouvernement indien. La clé de l'amélioration de leur situation passe par l'éducation. Le diocèse gère actuellement 290 écoles ; l'évêque souhaite en développer davantage afin de répondre aux besoins réels.
Défis

Le diocèse est confronté, avec les progrès de l'industrialisation, à l’exil des jeunes, lesquels se déplacent en ville pour chercher un emploi. Leur manque d'éducation implique d’ailleurs souvent qu'ils n'en obtiennent pas. Mgr. John Barwa tente de trouver une solution à ce problème par la formation orientée vers un emploi direct en fonction des besoins existants sur place. Ainsi, les jeunes pourront trouver un travail sans devoir quitter leur terre d’origine. Et la communauté ne se verra plus amputée de ses fidèles.
Le diocèse est dans un gouffre financier. Mais l'évêque a grande conviction en la coopération des laïcs et des prêtres. Un partage des tâches et des responsabilités qui les aideront à s’en sortir.
Ci-dessous vous pourrez écouter Mgr. John Barwa expliquer par lui-même les besoins du diocèse de Rourkela (en anglais).
Beaucoup d’espoir
Cet espoir de Mgr. John Barwa (cfr. photo de droite comme jeune missionnaire) est caractéristique des missionnaires du Verbe Divin. Cette approche, il l’utilise éga
lement dans sa vision de la crise religieuse en Belgique. Récemment, raconte-t-il, il a eu des conversations très profondes sur l'Eglise, sur Dieu et sur les expériences de vie avec des jeunes de Waregem. « En Inde, nous avons la puissance du nombre, en Belgique, il existe une quête des profondeurs ». De cette quête profonde naîtra une période de croissance, où nous allons à nouveau parler de Dieu. Et alors viendront à nouveau les vocations.
LC
